La course à pied use-t-elle le corps des sportifs, professionnels comme amateurs ?

Les situations des sportifs amateurs et celles des athlètes professionnels qui s’adonnent à la course à pied ne sont pas comparables, en termes de sollicitations physiques mais aussi d’encadrement pour les accompagner. Pour autant, ni les uns ni les autres ne sont à l’abri d’une usure de leurs corps due à la pratique de cette activité physique. Explications.


La course à pied fait partie des activités sportives les plus à la mode actuellement. La course commence même parfois avant la compétition en elle-même, certaines épreuves voyant leur jauge d’inscription se remplir en seulement quelques heures. On parle de « course au dossard… ».

Dès lors, alors que la course à pied conserve pour beaucoup l’image d’une activité bonne pour la santé, la simple considération du stress ressenti par certains pour simplement avoir un dossard, ou plus concrètement l’état de fatigue apparent à l’arrivée de courses comme le marathon ou le trail doit amener à nous questionner sur son retentissement sur la santé, dans ses différentes dimensions, que l’on soit coureur assidu ou intermittent. Prêt ? Partez !

L’intensité des entraînements des athlètes professionnels

On pourrait facilement mettre dans deux cases différentes les coureurs à pied professionnels et les amateurs. Et oui, ça s’entraîne un athlète professionnel, durement… jusqu’à trois fois par jours dans certaines phases de préparation ! Une vie d’ascète, manger, courir, dormir, qui laisse peu de place à l’improvisation. En effet, même si les épreuves semblent multiples, aux quatre coins du monde, la concurrence est forte dans un sport aussi universel et il faut mettre son corps à rude épreuve pour le faire progresser jusqu’à sa limite.

Les carrières à haut niveau sont ainsi souvent courtes, cinq ou six années peut-être, et les cas comme celui d’Eliud Kipchoge, premier homme à avoir couru (dans des conditions non homologables)…

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Auteur: Sylvain Durand, Professeur de physiologie humaine au département STAPS, chercheur au laboratoire Motricité, Interactions, Performance, Le Mans Université