Alors que la 4G commence à peine à rivaliser avec la 2G en termes de couverture du territoire français, la 5G se déploie déjà, et la 6G, pour laquelle les recherches se multiplient, fait déjà rêver les portefeuilles des opérateurs. Dans ce contexte de course au « progrès » dopée par la concurrence des marchés du télécom, la suppression de la 2G et 3G a été annoncée pour 2025 : ces réseaux seront utilisés par des fréquences plus modernes et, nous dit-on, ce serait une initiative écologique. Décryptage d’une mascarade.
« Bientôt le clap de fin pour la 2G et la 3G en France ! », titre l’article consacré à la question sur le site internet d’Orange. Les fréquences doivent être libérées pour être utilisées par les réseaux de téléphonie dits modernes, tels que la 4G et la 5G. Ces technologies, expliquent-ils, sont plus résilientes, plus sécurisées, plus performantes, économes et modernes. Par ailleurs, il est expliqué que c’est une décision écologique, car il s’agit de remplacer des fréquences de réseau consommatrices d’énergies de moins en moins utilisées (la 2G et la 3G) par une technologie dont l’efficacité énergétique sera bien supérieure. Comme souvent, l’écart entre discours et réalité mérite d’être étudié.
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— Orange France (@Orange_France) May 26, 2023
L’arnaque de « l’effet rebond »
Les avantages écologiques revendiqués par les opérateurs sont loin d’être aussi nets que prétendus. Alors que les technologies évoluent depuis les années 1980 (1ère génération de téléphonie mobile), les téléphones, aux options de plus en plus nombreuses et variées, consomment de plus en plus d’énergie.
Les téléphones 2G, sans écran tactile, sans internet, bénéficient d’une autonomie bien plus…
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Auteur: Victoria Berni

