Les terres rares
D’importantes quantités de matières premières critiques sont nécessaires à la transition écologique telle qu’elle est pensée par notre monde de consommation sans limite, mais leur offre est géographiquement concentrée. Ces matières premières comprennent 17 terres rares, le lithium, le nickel, le cuivre et le cobalt.
Elles entrent dans la composition des produits électriques et électroniques qui en requièrent de très grandes quantités. Elles nous rendent très vulnérables. Par exemple en RDC pour l’extraction du cobalt, au Chili pour le cuivre, en Indonésie pour le nickel ou en Australie pour le lithium. Quant au traitement de ces minéraux, il est presque totalement monopolisé par la Chine, qui usine le monde.
Les aimants représentaient en 2022 la plus grosse part de la consommation de terres rares. Les terres rares sont le scandium, l’yttrium, le lanthane, le cérium, le praséodyme, le néodyme, le prométhéum, le samarium, l’europium, le gadolinium, le terbium, le dysprosium, l’holmium, l’erbium, le thulium, l’ytterbium et le lutécium.
Une demande sans fin
Après avoir été multipliée par trois entre 2017 et 2022, la consommation mondiale de lithium devrait exploser dans les décennies à venir selon l’Agence internationale de l’Énergie qui a développé deux scénarios.
Le premier, sous le nom de « Net zéro » envisage que « la consommation mondiale d’énergie soit environ 8% plus faible en 2050 qu’aujourd’hui, tout en satisfaisant les besoins d’une économie deux fois plus importante et d’une population de 2 milliards de personnes supplémentaires ». Ce cas de figure est improbable puis qu’il repose sur l’idée que le système énergétique reposerait en 2050 aux deux tiers sur les énergies renouvelables (éolien, solaire, bioénergies, géothermie, hydroélectricité), tandis que la part des énergies fossiles ne représenteraient plus qu’ « un peu plus d’un…
Auteur: Isabelle Vauconsant

