Le sionisme a été reconnu « forme de racisme et de discrimination raciale » par l’assemblée générale de l’ONU en 1975, ce fut la fameuse résolution 3379 qui avait endeuillé les dirigeants israéliens et leurs sponsors nord-américains et ouest-européens.
La même assemblée, 16 ans plus tard, adopta la résolution 4686, l’une des plus laconiques de son histoire, sans exposé des motifs, par laquelle elle décida de « déclarer nulle la conclusion contenue dans le dispositif de sa résolution 3379 du 10 novembre 1975 » : ce revirement était en fait la contrepartie promise quelques mois auparavant aux dirigeants israéliens qui l’avaient exigée comme condition préalable pour participer aux premières discussions avec les pays arabes, qui s’étaient ouvertes à Madrid la même année, et qui allaient conduire aux accords d’Oslo. L’écrasante majorité des pays membres de l’ONU n’avaient accepté d’approuver cette résolution de revirement qu’au vu de la détermination manifeste des dirigeants israéliens de l’époque d’œuvrer résolument pour l’instauration de la paix juste, globale, et durable à laquelle aspiraient tous les peuples concernés dans la région à commencer par le peuple palestinien, et de la garantie des Étasuniens d’y veiller de près. Hors, nul à présent ne peut valablement nier que depuis l’entrée en vigueur des accords d’Oslo, ruineux pour les Palestiniens et à l’avantage exclusif des Israéliens, et malgré toutes les concessions souvent humiliantes faites par Yasser Arafat, le fait est que la colonisation israélienne n’a cessé de s’étendre, les bantoustans réservés au peuple palestinien n’ont cessé de rétrécir, le nombre de Palestiniens assassinés n’a cessé de se compter par milliers chaque année, (dont le leader palestinien lui-même selon de nombreux observateurs), au mépris du contenu déjà insignifiant au départ, de ces accords. C’est dire le degré…
Auteur: Adel DJAZIRI

