Dans une clinique rurale aux abords de Jalalabad, dans l’est de l’Afghanistan, des centaines de mères attendent leur tour avec leurs enfants dans les bras. Les plus jeunes portent déjà les stigmates de la malnutrition sévère. Mais les rayonnages sont vides.
« J’y ai vu des centaines de mères portant dans leurs bras des enfants souffrant de malnutrition sévère, visiblement amaigris », a rapporté jeudi Carl Skau, directeur par intérim du PAM, lors d’une conférence de presse au siège des Nations Unies à New York. « Elles ont dû repartir les mains vides ».
Pour le responsable onusien, cette scène résume l’une des conséquences les plus préoccupantes de la crise qui secoue le Moyen-Orient depuis le lancement fin février d’une offensive militaire israélo-américaine contre l’Iran : un choc économique mondial qui frappe d’abord les pays ayant le moins de marge pour l’absorber.
Carl Skau (premier plan à gauche), Directeur exécutif par intérim du Programme alimentaire mondial (PAM), rend visite au centre de transit de Torkham, à la frontière est de l’Afghanistan avec le Pakistan.
Le conflit n’a cessé de déborder de son théâtre initial. Aux affrontements entre les États-Unis, Israël et l’Iran se sont ajoutées les hostilités persistantes entre Israël et le Hezbollah au Liban, des attaques iraniennes visant plusieurs alliés de Washington dans le Golfe persique, ainsi qu’une multiplication des menaces contre les routes maritimes de la région.
Les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part considérable du pétrole mondial, ont ainsi fait bondir les cours du pétrole utilisé pour le carburant.
Quand les coûts du transport augmentent, les engrais deviennent plus chers, les chaînes d’approvisionnement se grippent et les prix…
Auteur: Nations Unies FR

