Les fuites du rapport prévoyaient des retombées cataclysmiques et nous y sommes déjà : une partie du monde se consume sous les flammes tandis qu’une autre fait face à des inondations diluviennes. C’est dans ce contexte anxiogène que vient de sortir officiellement le dernier rapport du GIEC. Pour la première fois, les scientifiques y sont unanimes : les activités humaines sont indubitablement responsables de la crise climatique et écologique en cours. Les experts sur le climat alertent avec force sur l’augmentation de la fréquence et l’intensité des événements extrêmes dans toutes les régions du monde. Ce que nous avons vécu dernièrement n’est donc qu’un avant-goût de ce qu’il pourrait advenir. Une fois encore, le compte à rebours est lancé : il reste à peine vingt ans pour limiter les dégâts, et ce à la seule condition d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050.
Le Giec vient de publier le premier volet de son nouveau rapport, accompagné de son résumé aux décideurs, sur le changement climatique et ses impacts sur la planète. La nouveauté pour les scientifiques : le rythme « sans précédent » auquel les températures augmentent, ainsi que la multiplication de l’intensité et la fréquence des événements extrêmes partout dans le monde.
Finalisé et approuvé par 234 auteurs et 195 gouvernements, le rapport du Groupe de travail I (AR6 WGI) est la plus grande mise à jour de l’état des connaissances scientifiques sur le climat depuis la publication du rapport AR5 du GIEC en 2014, et son Rapport spécial 1.5°C en 2018 (SR1.5). Il est le résultat d’un gigantesque travail collectif.
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La version préliminaire initiale du rapport WGI a reçu 23 462 commentaires de 750 évaluateurs experts, le deuxième jet 51 387 commentaires de révision des gouvernements et de 1 279 experts. La version intergouvernementale finale du Résumé à l’intention des décideurs a reçu plus de 3 000 commentaires de 47 gouvernements. Plus de 14 000 articles scientifiques sont référencés dans le rapport.
« Si je devais le résumer en quelques lignes, je dirais que (ce rapport) montre que le changement climatique c’est maintenant, c’est partout sur la planète. Il empire et nous le percevons sous diverses formes. J’ajouterais que c’est un voyage sans retour, nous décidons aujourd’hui de notre futur chemin. Il est écrit noir sur blanc dans le rapport que le rythme du…
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Auteur: Laurie Debove

