Dans ses remarques lors de la Conférence ministérielle de Djeddah sur la résistance aux antimicrobiens, Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a déclaré que ce qui est discuté n’est pas seulement le risque de décès de personnes à cause d’infections par des superbactéries, « elles meurent maintenant – 1,3 million de personnes chaque année ».
Arrivé à Djeddah, en Arabie saoudite, après avoir participé à la Conférence des Nations Unies sur le climat, la COP29, à Bakou, en Azerbaïdjan, le Dr Tedros a souligné que la lutte contre la résistance aux antimicrobiens (RAM) « est tout aussi urgente que la lutte contre le changement climatique ».
Il a rappelé que la Déclaration politique sur la résistance aux antimicrobiens adoptée en septembre dernier par l’Assemblée générale des Nations Unies fixait des objectifs clairs et qu’il s’agissait désormais de les traduire en actions concrètes.
Le chef de l’OMS a souligné trois priorités pour la mise en œuvre de cette Déclaration, en particulier pour les pays à revenu faible et intermédiaire :
- Augmenter le financement durable provenant de sources nationales et internationales
- Augmenter la recherche, le développement et l’innovation
- Améliorer l’accès équitable à des antimicrobiens de qualité, tout en garantissant une utilisation appropriée.
« L’ironie de la résistance aux antimicrobiens est qu’elle est due à l’utilisation inappropriée des antimicrobiens, et pourtant un grand nombre de personnes meurent également parce qu’elles n’ont pas du tout accès à ces médicaments », a-t-il déclaré.
Soulignant que la résistance aux antimicrobiens « existe ici et maintenant, mais que les solutions le sont aussi », le Dr Tedros a appelé les parties prenantes à saisir l’occasion présentée lors de la Conférence de Djeddah « pour accélérer l’action sur la résistance aux antimicrobiens, s’engager…
Auteur: Nations Unies FR

