Une vaste offensive des droites est en cours, prétendant s’opposer à « guerre contre la voiture ». Le Zetkin Collective décrypte ce combat politico-culturel contre l’écologie, dans lequel l’extrême droite carbofasciste est hégémonique, mobilisant aussi bien des partis institutionnels que les mouvances conspirationniste et masculiniste, en alliance avec le capital fossile et des représentants plus classiques de la droite.
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L’apocalypse est dans l’air. Durant l’été, un groupe surnommé les « Blade Runners [1]» a commencé à saboter les infrastructures des zones à très faibles émissions (ULEZ) autour de Londres. Vêtus de noir de la tête aux pieds, ils s’en prennent aux caméras qui scannent les plaques d’immatriculation des voitures pour déterminer si elles respectent les normes environnementales minimales ou doivent s’acquitter d’une taxe journalière de 12,50 livres sterling.
Certains Blade Runners démontent entièrement les installations, décrochent les caméras de leur support et les enferment dans des caisses. D’autres tranchent les poteaux, laissant la gravité précipiter l’appareil sur le trottoir. Les plus habiles arrivent sur place armés de longs sécateurs et coupent les câbles avant de repartir dans une mise en garde macabre. L’un d’eux s’est filmé en pleine action, s’adressant aux autorités contre lesquelles il lutte :
Vos gars mettent peut-être une demi-journée à en installer une. Il me faut moins d’une minute pour la démonter. Alors allez-vous faire foutre avec vos putains de zones à très faibles émissions, bande d’enculés. C’est notre pays et on est en train de le reprendre.
Qu’est-ce qui motive exactement le sabotage des Blade Runners ? Les discussions en ligne entre les partisans les plus actifs révèlent que leur mobilisation ne repose ni sur la qualité de l’air, ni véritablement sur le coût financier. Ce sont des espaces où…
Auteur: redaction

