La danse a toujours fait partie intégrante des mouvements sociaux …

« Qu’on s’attache et qu’on s’empoisonne »…En 2007, Christophe Maé devait être loin de se douter que, plus de 15 ans plus tard, sa chanson inspirerait plusieurs militants qui soutiennent les éboueurs grévistes de la capitale qui protestent actuellement contre la réforme des retraites.

En effet, le collectif Alternatiba Paris, a créé une opération nommée « Christophe Maé », en référence au tube, qui consiste à attacher les poubelles entre elles avec un serflex (collier de serrage en plastique). Objectif ? Apporter leur soutien aux éboueurs grévistes. Depuis samedi 18 mars, des centaines de poubelles auraient d’ores et déjà été attachées par les membres d’Alternatiba.

Une vidéo postée sur les réseaux explique même la marche à suivre pour réaliser l’opération. « Prendre deux poubelles, si possible pleines, insérer le serflex, détaille un militant dans la vidéo. Attention, chaque essai est définitif », explique le militant.

« Face au mouvement massif de grève des éboueurs, le gouvernement a décidé de réquisitionner les travailleurs. Relier entre elles les poubelles les empêchent de les collecter, les éboueurs ne pouvant pas avoir d’objets tranchants », a expliqué le collectif pour justifier son geste.

« Tous ces déchets ont rapidement énervé les plus riches, habituellement préservés de tout. Maintenant que l’opposition à la réforme arrive en bas de chez eux, ils ne peuvent plus l’ignorer. Pour tout ça, ça vaut bien le coup d’utiliser quelques serflexs en plastique ! », poursuit le compte.

Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), reportage

« Militer avec ma mère, ça n’a fait que renforcer nos liens. » C’est une évidence : Mathilde Caillard, 24 ans, est faite du même bois que sa mère Véronique, 66 ans. Elles partagent les mêmes iris bleu cristal, ces deux femmes assises sur le canapé de leur maison traversante et lumineuse, où elles ont reçu Reporterre à Noisy-le-Sec, en région parisienne.

Elles se sentent habitées par un sens des responsabilités et par des angoisses communes face au changement climatique et à a destruction du vivant. En elles brûle un même feu lorsqu’elles évoquent leurs combats. Au point que, pour Véronique et Mathilde Caillard, désobéir pour l’écologie est devenu une affaire de famille.


Mathilde et Véronique Caillard, dans la maison familiale. © Mathieu Génon/Reporterre

Elles se souviennent, comme si c’était hier, du mardi 26 octobre 2021. « La garde à vue de maman ? J’étais si inquiète », soupire…

La suite est à lire sur: www.prendreparti.com
Auteur: Claude Morizur

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com