La démission fracassante de Chrystia Freeland est-elle l’ultime tentative de sa garde rapprochée de rappeler Justin Trudeau à l’ordre ?

Quelques heures à peine avant la publication de l’énoncé économique de l’automne du gouvernement fédéral, Chrystia Freeland, vice-première ministre et ministre des Finances, a provoqué un choc à Ottawa en annonçant sa démission du cabinet.

La lettre de démission de Chrystia Freeland est pour le moins cinglante si on tient compte des us et coutumes politiques au Canada. Elle s’y moque des « astuces politiques coûteuses » sur lesquelles Justin Trudeau s’appuie de plus en plus pour rendre possible la réélection du parti libéral l’année prochaine, dans une référence sans équivoque au congé de taxe sur les produits et services (TPS).

Sa démission survient quelques semaines après des informations faisant état de dissensions internes et d’un remaniement ministériel imminent. Une série de fuites provenant tant du ministère des Finances que du cabinet du premier ministre indiquait qu’une confrontation se profilait à l’horizon.

Toutefois, peu de gens s’attendaient à un geste aussi spectaculaire. Le ton et le moment de l’annonce du départ de Freeland paraissent avoir été conçus délibérément et avec soin pour provoquer le plus de chaos et de discorde possible au sein du gouvernement. Il semble qu’il ne s’agisse pas tant d’une déclaration sur l’avenir de Chrystia Freeland que d’une tentative de déloger un premier ministre en exercice.

Conséquences immédiates

Au moment où nous écrivons ces lignes, les conséquences de ce geste sont aussi immédiates que multiples, car Justin Trudeau subit de plus en plus de pression pour démissionner. Combien de députés libéraux se joindront à ceux qui réclament son départ ? Le Parlement va-t-il demander un vote de confiance ou une prorogation ? Pour finir, Trudeau peut-il consolider ou renforcer sa position pendant les vacances, ou devra-t-il tirer sa révérence ?

Chrystia Freeland n’est pas la première ministre à quitter le cabinet Trudeau….

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Sam Routley, PhD Candidate, Political Science, Western University

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