La dengue, une maladie transmise par les moustiques, touche chaque année des millions de personnes en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Et elle se propage géographiquement, car le réchauffement climatique et l’urbanisation permettent aux populations de moustiques de prospérer dans de nouvelles régions.
À première vue, la dengue semble être une candidate évidente à la vaccination. Elle est causée par un virus. L’infection déclenche une réponse immunitaire. Des vaccins contre des virus similaires existent déjà.
Mais la dengue est complexe. Elle n’est pas causée par un seul virus, mais par quatre virus étroitement apparentés, appelés sérotypes. Lorsqu’une personne est infectée par l’un d’entre eux, le système immunitaire la protège généralement contre ce type spécifique, mais pas contre les trois autres. Dans certains cas, une infection antérieure peut en fait faciliter l’apparition d’une nouvelle infection.
Il n’est donc pas étonnant que la dengue soit l’une des maladies virales transmises par les moustiques les plus courantes au monde. Les scientifiques estiment qu’environ 390 millions d’infections surviennent chaque année, ce qui en fait un problème de santé publique majeur en Afrique.
À l’heure actuelle, un vaccin contre la dengue est autorisé à l’échelle mondiale. Le Dengvaxia ne doit être utilisé que si la personne a déjà été infectée. Un vaccin plus récent, le TAK-003, a été recommandé par l’Organisation mondiale de la santé pour une utilisation chez les enfants âgés de 6 à 16 ans dans les zones à forte transmission de la dengue, quel que soit leur statut d’infection antérieure. Il est administré en deux doses. De plus, des vaccins de nouvelle génération sont en cours de développement, notamment au Brésil.
Notre travail de chercheurs en immunologie virale et en maladies transmises par les moustiques vise à comprendre comment les réponses immunitaires façonnent la…
Auteur: Marielena Vogel Saivish, Research Fellow in Virology (Post-Doc position), The University of Texas Medical Branch

