Des pressions sans doute animées par des ressentiments personnels
Les organisateurs de cette projection, à savoir les films d’Attac-Bruxelles, avaient prévu que ce film censuré par Arte soit présenté par moi. Mais ça n’a pas plu aux adeptes inconditionnels du dalaï-lama qui ont fait pression sur le Centre pour qu’il déprogramme la séance. Ces censeurs ont un nom : Vincent Metten, représentant à Bruxelles de l’ICT (International Campaign for Tibet) et Carlo Luyckx, Président de l’UBB (Union bouddhique belge).
Tous deux devaient être animés d’un sourd ressentiment à mon égard :
– Vincent Metten n’a sûrement pas apprécié que je dénonce les contre-vérités qu’il répand à la pelle dans la presse et que je le traite de « His Master’s Voice » de l’Oncle Sam (1) ;
– Carlo Luyckx n’a sûrement pas apprécié mes analyses démontrant son erreur fondamentale de demander la reconnaissance officielle du bouddhisme comme « philosophie non confessionnelle » (2).
C’est ainsi qu’avec une conception toute particulière de la sérénité et de l’impermanence bouddhistes, ils se sont insurgés contre la projection du film (l’avaient-ils seulement vu ?). Ils ont même failli obtenir gain de cause. Finalement un compromis a été trouvé : la projection aura bien lieu, mais pas dans le format prévu ; elle sera obligatoirement suivie d’un débat contradictoire avec un modérateur extérieur, en l’occurrence Daniel Bonvoisin de l’association « Média Animation » entre Jean-Michel Carré et une certaine Nicola Schneider, professeure à l’INALCO de Paris (exit ma participation – mais ce n’est pas grave).
Il est malgré tout paradoxal que dans ce même Centre culturel Jacques Franck aient été organisées récemment, sans le moindre problème, deux projections de films militants, l’une sur Cuba et l’autre sur la Palestine suivie d’un expo-vente solidaire « Focus Gaza » au profit de…
Auteur: André LACROIX

