Décryptage d’une nouvelle opération mensongère contre le droit au logement
Encore une fake news réactionnaire montée en épingle par les médias dominants en cette fin d’été. Cette fois, c’est sur le thème des pauvres propriétaires victimes d’horribles squatteurs, qui seraient protégés par l’État. L’affaire du moment, c’est une propriétaire de Carcassonne qui risquerait, soi-disant, d’aller en prison pour avoir délogé des squatteurs.
Le quotidien La Dépêche publie le 17 août un article qui fait grand bruit, titré : «Elle expulse ses squatteurs, fait disparaître tous leurs effets personnels et risque désormais la prison». Le journal explique que «Maria», la propriétaire, «pourrait être condamnée à une peine de 7 ans de prison et à une amende de 100.000€ pour avoir expulsé elle-même les squatteurs de sa maison. Ces derniers auraient “déposé plainte” contre la propriétaire».
Dans la foulée, la chaîne d’extrême droite Cnews titre : «la propriétaire d’une maison squattée expulse elle-même les occupants». L’horrible émission «Les Grandes Gueules» sur BFM, y consacre un débat le 19 août, intitulé : «”On peut comprendre ce qu’elle a fait”: une femme ayant délogé ses squatteurs risque la prison». Les animateurs ne passent à l’antenne que des témoignages favorable aux expulsions. Une chroniqueuse d’extrême droite s’exclame en plateau : «Si la justice fonctionnait, si les lois étaient effectives et rapides, les gens n’auraient pas besoin d’en arriver à ces extrémités». Le journal Marie Claire avait déjà écrit à propos de cette affaire il y a deux ans : «une dame se retrouve pieds et poings liés car elle ne peut rien contre ceux qui squattent son bien».
Les faits
La réalité est très différente du traitement médiatique et des titres qui ont circulé massivement sur les réseaux sociaux. En fait, il n’y a jamais eu de «squatteurs» chez Maria, mais…
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Auteur: Phonax

