L’humour politique, une denrée culturelle périssable
Sa référence en la matière est le burlesque : « Le burlesque ou l’humour visuel, a priori, font rire encore 20 ou 30 ans après alors que des sujets [politiques ou sociétaux référencés dans une époque] vieillissent très mal ». Jonathan Lambert s’inscrit en faux s’agissant du poncif selon lequel l’on ne peut plus rien dire, il estime que certaines blagues ne sont juste plus à propos désormais. « L’humour n’y échappe pas, comme dans la mode ou dans la musique, il y a des choses que l’on ne ferait plus [qui ne sont plus à la mode], mais c’est bien de se remettre en question. »
Si Jonathan Lambert admet une forme de vanité chez lui, le comédien-humoriste aimerait que ce qu’il raconte dure après sa mort. « J’ai toujours voulu raconter des histoires plutôt que simplement des blagues, il y a quelque chose de plus pérenne », avoue-t-il. Quand il revisionne à l’occasion ses années Canal, son personnage célèbre de l’époque le fait toujours rire. « C’était tellement décalé, tellement hors du temps que le personnage tient encore le coup. »
Le plus souvent, les personnages de Jonathan Lambert ne font pas la une, « aucune raison ne poussait à ce que l’on s’intéresse à eux » ce qui les rend d’autant plus attachants. Pourtant pour s’inscrire dans les pas de sa référence comique ultime, il lui est aussi arrivé de caricaturer des dictateurs, en…
Auteur: Simon Nicolle

