La doctrine du chaos : comment la police a déclenché les affrontements en attaquant les points de rendez-vous


Sur tout le territoire, les mêmes récits. Des groupes de policiers qui agressent les points de rassemblement des manifestations avant même le départ. Une fois, c’est un excès de zèle. 10 fois, c’est une doctrine, une consigne. Et c’est ce qui a déclenché, partout, des heures d’affrontements.


Alors que l’on entend politiciens et éditorialistes éructer sur la «violence» des manifestants, personne ne parle du déroulé du 17 octobre. Après avoir recueilli des témoignages de plusieurs villes, il apparaît pourtant évident que les conditions du désordre ont été créées par les autorités elles-mêmes. La seule chose que l’on peut reprocher aux centaines de milliers de manifestant·es, c’est de s’être vaillamment défendu·es. Voici quelques informations que nous avons pu collecter, et que vous n’entendrez pas dans les médias dominants :

Paris

Plusieurs appels avaient été lancés, les plus audacieux autour des gares et dans les beaux quartiers, pour marcher vers l’Élysée. De leur côté, les organisations officielles, notamment les syndicats lycéens et étudiants, plus modérés, appelaient à un parcours inoffensif dans l’Est Parisien, en partant de la place de la République. Mais même ici, loin des lieux de pouvoir et sur une place qui avait été en principe autorisée, la police a lancé l’assaut.

Un important dispositif a d’abord nassé la place, bondée, créant des mouvement de panique et des engorgements. Puis elle a tiré des grenades et chargé la foule enfermée sur la place. Avant même l’heure officielle du départ, République était déjà en proie à des confrontations extrêmement dures, qui avaient entièrement été causées par la préfecture.

Grenoble

Nous avons demandé à une manifestante comment s’était passée la journée du 17. Premier commentaire : «Comme tout le monde. Gazés avant même le départ». Elle nous explique que les manifestant·es,…

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Auteur: B