Pendant des années, on nous a appris dès l’école et répété dans les médias, que le verdict des urnes était sacré, que les élections étaient la seule méthode démocratique, que l’isoloir était un devoir et que contester les élections était d’une gravité absolue.
C’est sur cette base que les mouvements sociaux sont d’ailleurs régulièrement qualifiés «d’anti-démocratique» lorsqu’ils s’opposent à des dirigeants, qui, depuis 20 ans, arrivent d’ailleurs au pouvoir en profitant du vote «barrage».
Mais cette fois-ci, la bourgeoisie radicalisée n’a aucun problème à mépriser une élection, y compris lorsqu’elles se trouve aux plus haut sommet des instituions.
Gérard Larcher
Il est président du Sénat, et le troisième homme le plus important de l’État. Si le président venait à démissionner par exemple, ce serait Gérard Larcher qui prendrait sa place temporairement.
Cet homme joufflu, présenté comme un honnête conservateur garant des institutions est en fait un trumpiste décomplexé. Voilà ce qu’il déclarait jeudi 11 juillet à la radio : «J’ai plaidé pour que nous prenions du temps, que nous enjambions la période importante où nous accueillons le monde aux Jeux olympiques et qu’ensuite, au début du mois de septembre, soit engagée la phase qui est la conséquence de ces élections». «Enjamber» les JO : Gérard Larcher ne demande rien de moins que de maintenir un gouvernement battu dans les urnes au pouvoir pendant 2 ou 3 mois. Tranquille.
Le même estime que nommer un premier ministre du Nouveau Front Populaire ne «correspond pas à la volonté profonde des français» et qu’il «combattra ce choix ». Il précise même : «je demanderai que ce gouvernement soit censuré». Le président du Sénat appellera à destituer un gouvernement sorti des urnes. Enfin, Gérard Larcher dit son souhait d’un gouvernement d’extrême droite. A propos du Rassemblement national, il ajoute : «je ne…
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Auteur: Phonax

