Cela faisait sept ans que les parents de Théo Grataloup avaient entamé une action contre le géant de l’agrochimie. Ils souhaitaient « se battre jusqu’au bout » pour faire reconnaitre par la justice le lien entre l’utilisation du Glyper, l’herbicide Roundup de Monsanto, et les malformations de leurs fils, Théo. Sabine Grataloup assure avoir utilisé ce produit à base de Glyphosate, « plusieurs fois par jour, sans protection particulière » au début de sa grossesse, en août 2006.
Pourtant, selon le jugement du tribunal de Vienne (Isère) que s’est procuré Franceinfo, la famille n’a pas réussi à démonter qu’il y avait bien eu une exposition au produit. Les magistrats ont estimé qu’il n’y avait « pas de certitude que le désherbant utilisé était du Glyper ». Aucune facture prouvant l’achat du produit n’a pu être retrouvée.
Quant aux témoignages d’une dizaine d’ouvriers qui travaillaient à l’époque sur le centre équestre de Sabine Grataloup, ils ont été jugés « impropres », car rédigés onze ans après les faits.
Je n’avais pas un huissier derrière moi pour attester que c’est bien du glyphosate que j’ai épandu !
À la sortie de la salle d’audience, les avocats de la famille, William Bourdon, Bertrand Repolt et Alice Gourlay-Duplessis, disent ressentir une grande déception pour la famille de Théo Grataloup. « Apporter…
Auteur: Clémentine Louise

