L’ONU a confirmé vendredi qu’une famine est en cours dans le gouvernorat de Gaza et qu’elle devrait s’étendre à ceux de Deir Al-Balah et de Khan Younès d’ici à la fin du mois de septembre.
500 000 personnes sont dans un état catastrophique, selon un rapport rendu public lors d’une conférence de presse à Genève.
Les conditions dans le nord de Gaza sont estimées aussi graves, voire pires, que dans la ville de Gaza. Cependant, le manque de données a empêché toute classification selon le modèle IPC (Classification intégrée de la sécurité alimentaire par phase), soulignant l’urgence d’un accès à l’information.
Israël bloque l’entrée de la plupart de l’aide humanitaire des Nations Unies et ses partenaires et a confié la distribution de vivres à une organisation israélo-américaine, la Fondation humanitaire pour Gaza, très critiquée pour ses méthodes. Depuis juillet, les livraisons de nourriture et d’aide humanitaire à Gaza ont légèrement augmenté, mais elles restent largement insuffisantes, irrégulières et inaccessibles par rapport aux besoins.
Urgence d’une réponse immédiate
Plusieurs agences de l’ONU¹ ont collectivement et systématiquement souligné l’extrême urgence d’une réponse humanitaire immédiate et à grande échelle, compte tenu de l’augmentation des décès liés à la faim, de l’aggravation rapide des niveaux de malnutrition aiguë et de la chute vertigineuse des niveaux de consommation alimentaire, des centaines de milliers de personnes passant plusieurs jours sans rien manger.
La malnutrition chez les enfants à Gaza s’accélère « à un rythme catastrophique », ont déclaré les agences des Nations Unies, qui soulignent qu’au cours du seul mois de juillet, plus de 12 000 enfants ont été identifiés comme souffrant de malnutrition aiguë, soit le chiffre mensuel le plus élevé jamais enregistré et une multiplication par six depuis le début de l’année.
Une catastrophe créée par l’Homme
« Ce…
Auteur: onufrance
