C’est la fin du spectacle. Après cinquante-cinq ans d’existence, le Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes), le plus grand parc marin d’Europe a fermé ses portes, dimanche 5 janvier. Une fermeture liée à une baisse drastique de la fréquentation du site et à la loi de 2021 qui interdit les spectacles et la détention des cétacés à partir du 1er décembre 2026 sur le territoire.
L’avenir des deux dernières orques du parc, Wikie et Keijo, demeure incertain. Plusieurs options sont envisagées, comme un transfert vers un parc aux îles Canaries ou un sanctuaire au Canada, après le refus de la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, de les envoyer au Japon, « car il n’y a pas au Japon de règles aussi poussées qu’en Europe sur le bien-être animal », a-t-elle déclaré au Parisien.
Le sort des 4 000 autres animaux est encore plus flou. Car, en plus des deux orques, le site doit trouver un refuge pour les douze dauphins ainsi que pour les requins, manchots, otaries, phoques, loutres, tortues, flamands roses, poissons et coraux qui vivent au sein du Marineland d’Antibes.
« Aucun animal ne sera euthanasié »
Contacté, le parc précise que l’objectif prioritaire est de « relocaliser l’ensemble de ses animaux dans les meilleures structures existantes ». Ces animaux seront « envoyés dans des parcs zoologiques ou des réserves qui ont les mêmes conditions d’accueil que le Marineland d’Antibes ». Où ça précisément ? « Il est trop tôt pour le savoir, c’est une relocalisation colossale qui prendra des mois, répond le parc. Leur transfert devrait être plus simple que pour les deux orques Wikie et Keijo, mais une chose est sûre, aucun animal ne sera euthanasié. »
« Les parcs aquatiques européens n’ont plus de place pour accueillir les dauphins, ils sont tous bondés »
Concernant les dauphins, « ça va…
Auteur: Jeanne Cassard

