Ne me laissez pas commencer alors, nigra sum, sed formosa
Si tant est que sans que j’en sache rien tant mieux déjà vous vagabondez
Si vous reprenez conscience
Si vous mordez à cet hameçon, cinglez à ces fenêtres
Si vous faites figure de suspects avec vos deux paires d’ailes membraneuses et translucides
Ce n’est pas comme si je ne vous connaissais pas
Ceci sera notre suprême source de réjouissance et de réinvention
Puisqu’il n’est pas impossible que
Nous toutes et tous servant en vérité la seule science des rêves
Et de telle danse à telle légende, à la lueur et la sueur de telle intruse fatalité
Intime et intruse
Jusqu’au partage du secret
Jusqu’à la salicaire commune, dans cette pirouette du sang et du sens
Dans la nasse de cette danse et de cette disgrâce
Dans le bluff de la progression des aiguilles
Il n’est pas impossible que l’impossible en béant fasse en feulant bouclier de son corps
L’impossible barricadé dans son éparpillement siffleur
Porte à porte-bonheur
Ou babouin brandissant
L’impossible encore heureux celui-là au premier venu
Maître de céans, babouin, maître des seuils
Il ne lui manque que la parole et douze sycomores comme à Glastonbury
Mettons
Mi-forêt, mi-fantôme
Mi-oiseau, mi-forêt
On dénombre de nombreuses variantes du jeu
Des dominos de l’inversion de la donne à la dérive
Comme cette chauve-souris qui cent fois fait le tour de la pièce avant de tomber en poussière
Avant d’accepter le poste de première venue en mille morceaux
L’impossible tirant vers le possible comme le violet tire vers le noir
À bout portant
Avec la bruyère des landes
Et ainsi que telle légende au diapason stratégique des œufs et des proies
Telle boîte à musique, sa clef rouillée tournant dans l’obsession des faits et dans le vide
Telle claire fontaine desserrant l’étreinte des événements réels
Écoutez-moi bien
Si je vous dis que la danse est…
Auteur: dev

