La ficelle qui a la grosseur d'un câble ! — Jean-Pierre PAGE

Le choix est entre confier directement les rênes du pouvoir à l’extrême droite comme il l’a fait en Italie et dans sa version la plus extrémiste en Argentine ou s’accommoder d’un gouvernement d’Union nationale comme le suggère E.Macron qui pourrait être une passerelle entre les forces de la finance dont il est le chargé de pouvoir et tout ou partie des signataires du Nouveau Front Populaire.

Dans les deux cas la priorité pour l’oligarchie vise à enrôler le peuple et les travailleurs au service des objectifs d’une politique de confrontation avec ce que l’impérialisme considère comme la menace principale à son hégémonie. En d’autres termes la confrontation avec l’émergence de forces nouvelles dans le monde qui défendent dorénavant bec et ongles leur souveraineté. Celles-ci font le choix de contester la surexploitation de leurs richesses humaines et matérielles par un occident en déclin, devenu par ailleurs un danger pour l’humanité entière.

La décision d’Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblé nationale et de provoquer des élections générales anticipées doit être aussi vu en fonction de ce monde qui change vite, ou l’initiative bascule progressivement et change de camp à travers un affrontement d’une ampleur inégalé. Que de tels évènements interviennent en France, puissance nucléaire et 7e économie du monde en dit long et n’est pas sans significations. Ils ont forcément une valeur plus générale. Maillon faible du système impérialiste la France n’est-elle pas comme disait Marx « le pays où les luttes de classes se mènent jusqu’au bout ».

Pour Macron il ne saurait y avoir d’alternative à la politique de chaos qui est la sienne ! La France doit renoncer définitivement à ce qui demeure de sa souveraineté et de son identité. Elles constituent aux yeux du système financier international un obstacle majeur et une anomalie. Pour cela, la destruction du modèle social à la française…

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Auteur: Jean-Pierre PAGE