Le 30 avril, une vidéo envoyée aux salariés de la branche «vins et spiritueux» du groupe LVMH, qui produit notamment le champagne, annonçait la suppression de 1200 postes. Cela représente de 12% des effectifs de la firme Moët Hennessy, possédée par Bernard Arnault.
D’après les informations de France Bleu, après avoir réclamé des explications à la direction, qui n’a pas donné de nouvelles rassurantes, les syndicats de l’entreprise envisagent de monter sur Paris et d’intervenir lors d’une grande réunion prévue les 20 et 21 mai, place Vendôme à Paris sur le site de Louis Vuitton.
Pour tenter de temporiser, le groupe déclare que ces 1200 suppressions ne seront pas des licenciements, mais des non remplacements. Un salarié de Moët déclare au média Rapports de Force : «Ils ne feront pas comme le plan social de 1993 [245 postes étaient menacés, un plan annulé par la mobilisation] : c’est trop frontal et ils savent qu’il y a une grosse force syndicale. Mais ils vont cibler des postes à ne pas renouveler, pousser certains à partir, ne pas embaucher pendant 2, 3 ans…»
Ces suppressions d’emplois sont annoncées alors que le groupe LVMH a enregistré 84,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024, dont 12,6 milliards de bénéfices et 7 milliards reversés aux actionnaires. La branche «vins et spiritueux» qui connaît une baisse des volumes suite à la hausse des droits de douanes reste tout de même, elle aussi, largement bénéficiaire. Ce plan viserait donc uniquement à augmenter les profits de l’entreprise de l’homme le plus riche de France.
Bernard Arnault, ami proche d’Emmanuel Macron, est allé faire un séjour aux USA au début de l’année. Il en est revenu admiratif de Donald Trump et Elon Musk, à tel point que mardi 28 janvier, il a menacé la France : «Quand on revient en France, c’est un peu la douche froide. Aux USA on vous accueille à bras ouvert […] les ateliers qu’on peut…
Auteur: B

