700 euros pour 15 m2 à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), 995 euros pour 19 m2 dans le 18e arrondissement de Paris… Ces appartements sont proposés à la location par une entreprise immobilière suédoise, Akelius.
Akelius possède 20 000 appartements destinés à la location « à New York, Boston, Washington D.C., Austin, Montréal, Toronto, Ottawa, Québec, Londres, Paris et Berlin, vante l’entreprise sur son site. Le public cible est constitué de locataires qui recherchent un emplacement attractif, des locaux de qualité, un service de qualité », ajoute-t-elle
En réalité, l’entreprise ne possède plus d’appartement à Berlin, ni nulle part en Allemagne, où elle a vendu tout son stock de logements à un autre grande firme immobilières suédoise en 2021. Et pour cause : pendant des années, Akelius a fait la une des journaux allemands pour ses pratiques immobilières spéculatives, ses loyers excessifs, et ses très mauvaises relations avec ses locataires. Les futurs locataires d’Akelius à Paris et en banlieue proche feraient bien de s’inspirer des collectifs de locataires qui ont émergé à Berlin.
Avant 2021, Akelius possédait plus 800 bâtiments et environ 14 000 logements Berlin, et plus de 4000 à Hambourg. « Berlin constitue ainsi le principal pilier d’Akelius à l’échelle mondiale », notait en 2018 l’association de locataires berlinois d’Akelius, qui commençaient alors à s’organiser face au géant de l’immobilier.
« Chasser les locataires »
« Akelius mise exclusivement sur la maximisation des profits. Les locataires n’ont aucune importance, pas plus que les immeubles d’ailleurs », critiquait, dès sa création, le collectif de locataires Stop Akelius. Le collectif dénonce le modèle économique d’Akelius qui consiste, lorsque la société acquiert un immeuble, « à chasser les locataires de leurs logements », en augmentant…
Auteur: Rachel Knaebel

