Au moment où se prépare le projet de loi de finances pour 2025, dans un contexte de fort déficit public, un débat très politique s’engage sur le financement du budget de l’État. D’un côté, le gouvernement macroniste sortant, emmené par Gabriel Attal et Bruno Le Maire, refusant toute hausse d’impôts, avait prévu de s’attaquer au déficit de l’État par une forte réduction des dépenses publiques, de l’ordre de 100 milliards d’euros.
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Ces économies budgétaires auraient eu un double effet négatif : d’une part, une inévitable dégradation des services publics, à commencer par l’éducation et la santé aujourd’hui en crise ; d’autre part, un impact dépressif sur une activité économique déjà chancelante.
Contre toute attente, des voix dissidentes se sont élevées dans les allées du pouvoir pour contester la doctrine fiscale opposée à toute hausse des impôts. Le nouveau premier ministre a reconnu la nécessité d’une plus grande justice fiscale. Et le gouverneur de la Banque de France a déclaré qu’il ne fallait pas exclure de demander un effort fiscal aux ménages les plus aisés et aux grandes entreprises !
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On ne doit pas se faire trop d’illusions sur la portée de telles déclarations à court terme face à l’opposition résolue de la droite, incluant le Rassemblement national. Mais il est clair cependant que les idées du camp progressiste sur la fiscalité font leur chemin, d’autant qu’elles sont soutenues par…
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Auteur: Dominique Plihon

