Cette tension s’est accentuée depuis l’offensive lancée le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a déclenché une spirale de frappes et de représailles dans la région. Téhéran a notamment multiplié les menaces et les attaques contre le trafic maritime autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique entre l’Iran et la péninsule Arabique par lequel transite près d’un quart du pétrole mondial transporté par voie maritime.
Les perturbations de la navigation et la crainte d’une escalade militaire ont aussitôt secoué les marchés financiers et provoqué une forte hausse des cours du pétrole, ravivant les inquiétudes sur la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux.
S’exprimant à Bruxelles lors du « Green Growth Summit 2026 » (Sommet sur la croissance verte 2026), qui réunit ministres européens, entreprises et investisseurs, le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, Simon Stiell, a estimé que ces turbulences mettaient en lumière l’avantage stratégique des énergies renouvelables.
« Les renouvelables changent la donne », a-t-il déclaré. « Le soleil ne dépend pas de détroits maritimes étroits et vulnérables, le vent souffle sans nécessiter d’escortes navales massives financées par les contribuables, et les énergies renouvelables permettent aux pays de s’isoler des turbulences mondiales et d’échapper à la politique du rapport de force ».
Une dépendance coûteuse
Pour le responsable onusien, la dépendance aux combustibles fossiles fragilise directement les États.
La dépendance aux combustibles fossiles érode la sécurité nationale et la souveraineté
« La dépendance aux combustibles fossiles érode la sécurité nationale et la souveraineté, et les remplace par la dépendance et la hausse des coûts », a-t-il affirmé, estimant au contraire que l’action climatique pouvait répondre à des préoccupations…
Auteur: Nations Unies FR

