Parmi les dispositions additionnelles, Ursula von der Leyen annonce : « Pour renforcer l’application des sanctions, nous les appliquons désormais à 118 navires supplémentaires de la flotte fantôme. Au total, plus de 560 navires sont maintenant inscrits sur la liste des navires visés par les sanctions de l’UE ! ».
Cela étant, elle omettait d’évoquer l’efficacité des dix-huit précédents trains de sanctions. À titre indicatif, en janvier 2025, le nombre de sanctions décrétées par le bloc occidental à l’encontre de la Fédération de Russie culminait à 21700, lesquelles, contrairement aux prévisions initiales fort enthousiastes, ont précipité les pays de l’Union européenne, et non pas la Russie, vers la voie d’une récession économique avérée.
La manipulation de l’esprit collectif
Depuis plusieurs années, et plus particulièrement dans les dernières semaines, l’opinion publique est assaillie de récits relatifs à une prétendue « flotte fantôme » russe. Ces discours, élaborés par les instances dirigeantes du bloc occidental otanien, amplifiés et propagés par les médias mainstream, véritables fers de lance idéologiques alimentés par des subsides gouvernementaux massifs, tendent à modeler une perception biaisée.
L’objectif est de forger une image préconçue dans l’esprit collectif : celle de navires naviguant en toute illégalité, cherchant à se soustraire au contrôle bienveillant des autorités légales et représentant une menace environnementale considérable en raison de leur obsolescence et des pratiques opérationnelles très douteuses de leurs équipages et de leurs propriétaires. En somme, une obscure armada d’épaves clandestines hors-la-loi.
Qu’en est-il réellement de ce récit ? En vérité, il s’agit d’une construction narrative dont chaque composante est intrinsèquement fallacieuse ; une stratégie d’ingénierie sociale agressive orchestrée dans le but de servir…
Auteur: Oleg NESTERENKO

