La flottille qui était en route pour briser le blocus de Gaza et amener du matériel humanitaire est attaquée ce mercredi 1er octobre au soir par l’armée israélienne.
Les dizaines de navires humanitaires et leurs centaines de personnes à bord se trouvaient au large de l’Égypte, à 81 milles nautiques, soit environ 150 kilomètres des côtes de Gaza, dans les eaux internationales, lorsqu’ils ont été arraisonnés.
Quelques minutes plus tôt, des militants de la flottille expliquaient être «encerclés par des navires de guerre israéliens». La députée insoumise Emma Fourreau écrivait dès 19h : «Notre kidnapping est imminent : 10 à 12 navires s’approchent actuellement de notre flottille. Ce que fait Israël est un scandale. Nous sommes du côté du droit international.»
La quarantaine de bateaux diffusait des images en direct de caméras embarquées à bord, en guise de protection face aux risques d’exactions israéliennes. Les unes après les autres, ces caméras se sont éteintes à mesure que les soldats coloniaux montaient à bord. C’est un nouvel acte de violation du droit international et du droit maritime par Israël.
La délégation française était la plus nombreuse sur cette flottille, et pourtant le gouvernement Macron n’a pas levé le petit doigt pour protéger ses ressortissants. Le gouvernement italien, qui avait déployé une frégate, a fait savoir : «Nous renonçons à accompagner la flottille jusqu’à sa destination finale, dans le souci d’éviter tout incident diplomatique avec Israël». De même, le gouvernement espagnol avait demandé à la flottille «de ne pas entrer dans les eaux désignées comme zone d’exclusion par Israël», et a retiré sa protection au moment décisif. Tout cela n’était que de l’esbroufe.
Face à la complicité des États, même ceux dits «progressistes» avec les génocidaires, la réponse ne peut être que populaire. Un rassemblement est en…
Auteur: B

