Quinze jours après Jordan Bardella et une semaine après la majorité macroniste, c’est au tour samedi des Insoumis et de Manon Aubry de lancer officiellement leur campagne pour les européennes, un scrutin qui sera « le premier tour » de la présidentielle 2027, a prévenu Jean-Luc Mélenchon.
Pour ce meeting de lancement de campagne au Parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis), plus de 3.000 militants sont attendus.
Après des prises de parole du coordinateur du parti Manuel Bompard et de la cheffe des députés Mathilde Panot, notamment, Jean-Luc Mélenchon et Manon Aubry concluront cette « convention de l’Union populaire ». L’occasion sûrement d’officialiser la présence symbolique du créateur de LFI sur la liste, à l’avant-dernière place.
« Ce n’est pas une élection européenne, c’est le premier tour de l’élection présidentielle de 2027. C’est vous qui choisissez à qui vous donnez de l’avance », a lancé Jean-Luc Mélenchon jeudi soir devant une foule d’étudiants à la faculté de Nanterre.
« Le président de la République a l’intention de s’engager dans cette campagne et le Rassemblement national dit que c’est une sorte d’élection de mi-mandat », a abondé Manuel Bompard samedi matin sur franceinfo. « L’après Emmanuel Macron commence maintenant », a-t-il lancé.
Les Insoumis savent que le score de leur tribun à la dernière présidentielle – 22% – est inatteignable.
Traditionnellement, les élections européennes ne sont pas leur scrutin de prédilection. La dernière fois, en 2019, la liste emmenée par Manon Aubry, une néophyte à l’époque, avait fini avec 6,31% des votes.
Avec cependant quelques milliers de voix d’avance sur Raphaël Glucksmann qui, cette fois, devance d’une courte tête les Ecologistes et les Insoumis dans les sondages.
Néanmoins, Manon Aubry dit ambitionner la première place à gauche et un…
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