L’IVG, un droit sanctuarisé
Après l’Assemblée nationale fin janvier, le Sénat vient d’adopter dans les mêmes termes, par 267 voix contre 50 le projet de loi qui prévoit d’inscrire à l’article 34 de la Constitution, la phrase suivante : « La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ».
Prochaine étape : la convocation du Parlement en Congrès pour procéder à la révision de la Constitution le lundi 4 mars à 15h30. Et une « liberté garantie » par la Constitution, c’est un droit sanctuarisé qui ne pourra pas faire l’objet de retours en arrière.
« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. » avait averti Simone Veil à Claudine Monteil, l’une des signataires du « Manifeste des 343 » après l’adoption de la loi Veil
L’héritage politique de ces femmes ayant lutté pour la légalisation de l’avortement, alors qu’il était à l’époque passible de prison, va désormais être sanctuarisé.
La sénatrice écologiste Mélanie Vogel, qui a porté ce projet de loi, a déclaré : « Plus jamais les faiseuses d’ange, les cintres, les aiguilles, les mortes ».
#IVGconstitution : la sénatrice @Melanie_Vogel_ , à l’origine de la première proposition de loi constitutionnelle sur l’inscription de l’IVG dans la Constitution, est ovationnée par ses collègues après le vote du Sénat en faveur de l’inscription de l’IVG dans la Constitution. pic.twitter.com/LOBs9tvj3R
— Public Sénat (@publicsenat) February 28, 2024
La France pionnière dans le monde
L’adoption de ce texte n’était pas gagnée, une partie de la droite française ayant tenté d’enlever le terme « garantie » de la phrase, ce qui risquait…
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Auteur: Laurie Debove

