« La France doit participer à la première conférence du Traité sur l'interdiction des armes nucléaires »

Le 22 janvier 2022 a marqué le premier anniversaire de l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Une norme juridique internationale qui renforce la sécurité collective en engageant le processus de désarmement nucléaire. Malgré sa mise en œuvre dans le cadre des Nations unies (ONU), son adoption par une écrasante majorité des États, la France manifeste une opposition ferme à ce processus multilatéral. Ce refus est en décalage complet avec les propos du président Macron : « La France prendra ses responsabilités en particulier en matière de désarmement nucléaire. »

Le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, qui complète d’autres traités notamment le Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP), rend illégales les armes nucléaires et la politique de dissuasion. La communauté internationale dispose donc, enfin, d’un instrument juridique pour à la fois engager concrètement le désarmement nucléaire, assurer notre sécurité collective, protéger notre environnement des conséquences humanitaires catastrophiques de toute utilisation d’armes nucléaires et rendre impossible la guerre nucléaire.

Ce sont ces éléments et leur mise en œuvre concrète qui seront discutés au cours de la première réunion du TIAN, qui se tiendra à Vienne, en juillet 2022. D’ores et déjà la soixantaine d’États parties — dont l’Autriche, l’Irlande et Malte, membres de l’Union européenne, et le Liechtenstein, Saint-Marin et le Vatican —, les États signataires, ainsi que des organisations Internationales (comme le Comité international de la Croix-Rouge) ont annoncé leur participation. De plus, comme il est inscrit dans le traité, les réunions sont ouvertes aux États non parties en qualité d’observateur leur assurant ainsi une possibilité de présence ; ce qui est la preuve d’une volonté d’inclusion et d’échange avec toutes les parties.

 

À ce titre, de nombreux États européens ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils seront présents. Nous pouvons les classer en trois catégories :

 les partisans du traité, mais dont l’adhésion prend du temps pour des raisons de débat politique interne (Suisse, Suède) ;

 les opposants au traité, mais dont la coalition de gouvernement ne veut pas ignorer cette conférence : la Finlande, la Norvège (malgré son appartenance à l’Otan), l’Allemagne (bien qu’hébergeant l’arme nucléaire sur son territoire dans le cadre de l’Otan) ;

 enfin, nous avons des États…

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Auteur: Collectif

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