L’ESSENTIEL
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Au troisième trimestre 2026, le produit intérieur brut de la France s’est contracté de 0,1 %.
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Cette baisse de la production signale-t-elle une entrée de l’économie en récession ? Comment cette dernière est-elle définie ?
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Les données disponibles à ce jour ne permettent pas de caractériser une récession de l’économie française sur les trois premiers trimestres de 2026. Elles témoignent néanmoins d’une activité particulièrement peu dynamique, dont l’évolution appelle une attention soutenue.
Les derniers chiffres de l’Insee ont relancé le débat sur une possible récession de l’économie française. Après un recul de 0,2 % au premier trimestre 2026 et une stagnation au deuxième, le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) a de nouveau diminué de 0,1 % au troisième trimestre. Au total, l’activité s’est contractée d’environ 0,3 % depuis le quatrième trimestre 2025 (voir Graphique 1).
Graphique 1 : PIB de la France en niveau, depuis le premier trimestre 2000 (en milliards d’euros)
Fourni par l’auteur
Certains commentateurs évoquent ainsi une « récession technique ». Pourtant, la règle usuelle des deux trimestres consécutifs de croissance négative n’est pas strictement vérifiée, puisque le PIB a stagné au deuxième trimestre. Surtout, cette règle ne suffit pas à caractériser une récession. C’est ce qu’a rappelé, dans un communiqué du 30 octobre 2026, le Comité de datation des cycles de l’économie française (CDCEF) de l’Association française de science économique (AFSE). Selon le Comité, les éléments disponibles ne permettent pas, à ce stade, de conclure à une récession.
Des hauts et des bas
Rappelons que le cycle économique se définit comme la succession de phases de hausse du niveau d’activité (expansion) et de phases de baisse (récession). Ces périodes…
Auteur: Valérie Mignon, Professeure en économie, Chercheure à EconomiX-CNRS, Conseiller scientifique à l’IFE-CEPII, Université Paris Nanterre
