La France fonce vers la dictature assumée


Comment appelle-t-on un régime qui déploie l’armée et l’antiterrorisme contre des manifestations, qui applique des couvre-feux, utilise une justice d’exception et veut interdire le plus grand parti de gauche ?


Ces trois dernières semaines, nous avons vu, contre le mouvement lycéen, des images dignes de dictatures latino-américaines des années 1970. Adolescent·es étranglé·es, mineur·es plaqué·es au sol pour être menotté·es, manifestant subissant une tentative de noyade, enfants arrêtés par milliers, fouillés à nu et frappés. Nous avons vu des mutilations béantes dans des corps de lycéen·nes et des voitures de police lancées dans des cortèges. Dans une société saine, le dixième de telles pratiques contre des mineur·es ferait tomber un régime. Mais ici, les médias ont tellement intoxiqué la population que tout cela a été présenté comme normal.

Avec le 17 octobre, nous franchissons de nouveaux caps. Les personnes qui n’étaient pas encore transformées en zombies sont descendues massivement dans les rues, et ont débordé partout. Plutôt que d’écouter, enfin, Macron appuie sur l’accélérateur. Les annonces qui tombent depuis 24 heures n’ont plus rien à envier à un régime fasciste.

L’armée face au mouvement social

Des militaires de l’opération Sentinelle seront déployés samedi 24 octobre pour «sécuriser l’espace public» en complément de la police. Utiliser des soldats armés en complément du maintien de l’ordre est la marque d’un pays qui bascule. C’est aussi une manière d’habituer la population à la militarisation des villes, à une ambiance de coup d’État.

L’antiterrorisme dans les rues

Le Ministre de l’Intérieur déploiera aussi des unités paramilitaires chargées de la lutte antiterroriste et de la grande criminalité : le RAID et le GIGN. Ce sont des unités formées et équipées pour tuer, avec du matériel lourd. L’État français…

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Auteur: B