Depuis l’attaque du 7 octobre 2023, la France revendique haut et fort son amitié pour Israël et son droit à la légitime défense. Or, ce pays se livre à une guerre contre le peuple palestinien, commettant des actes diamétralement opposés aux principes fondateurs de la République française, de la charte des Nations unies et du droit international, actes qui ont amené la Cour internationale de justice (CIJ) à évoquer, le 26 janvier 2024, un risque plausible de génocide et à ordonner à Israël « de cesser immédiatement toutes ses opérations militaires et de faciliter l’accès à l’aide humanitaire ».
Si l’on admet, comme Charles De Gaulle, que « la France doit être l’amie des peuples, non des régimes qui les gouvernent », il eût été de notre devoir de faire pression sur cet ami pour le ramener à la raison, dans son propre intérêt comme dans celui de l’humanité. Nous ne l’avons pas fait, alors même que des citoyens israéliens appellent courageusement le monde à faire pression sur leur propre gouvernement pour qu’il cesse ses crimes de guerre et obtenir un cessez-le-feu, dans l’intérêt même d’Israël.
La France semble prisonnière d’intérêts à court terme autant que de son histoire coloniale qui, dans cette région du Moyen-Orient, s’est illustrée par les désastreux accords Sykes-Picot. Faute de rompre avec cet héritage, elle ne peut faire entendre une voix claire et indépendante, créant les conditions d’un juste équilibre dans le monde, à une heure où toute la région risque de s’enflammer, entraînant, de proche en proche, un conflit nucléaire mondial.
Elle laisse se créer un amalgame par son soutien de fait au régime d’extrême droite de Netanyahou, dont personne ne peut ignorer, dans les allées du pouvoir, le pedigree plus que douteux. Faut-il rappeler qu’il a été élevé dans les conceptions promues par Vladimir Zeev Jabotinsky (dont son père, Bension Netanyahou, était le…
Auteur: Solidarité & Progrès

