Historique, la reconnaissance de l’État de Palestine par la France l’est tout autant que le niveau de répression, médiatique ou à bas bruit, des soutiens de la cause palestinienne. Car si au siège des Nations unies, à New York, Emmanuel Macron se plaît à revêtir les habits du faiseur de paix, en France, avec l’active complicité de son démissionnaire ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, le chef de l’État fait tout pour faire taire les milliers d’individus – de simples manifestants aux personnalités politiques – qui entendent soutenir le peuple palestinien, victime d’un génocide à Gaza et d’apartheid en Cisjordanie.
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Des préfets, sommés par le ministère de l’intérieur de faire retirer les quelques dizaines d’édiles souhaitant hisser le drapeau palestinien devant leur mairie en ce jour de reconnaissance officielle, jusqu’aux spectateurs du tour de France interpellés par les forces de l’ordre pour avoir porté un keffieh, en passant par l’annulation de conférences, les contraventions et les condamnations pour apologie du terrorisme…
Depuis les attaques du Hamas en Israël, le 7 octobre 2023, l’exécutif fait peser sur la solidarité citoyenne le poids de la suspicion, sinon de la condamnation systématique. L’engagement n’est autorisé que lorsqu’il est mis en scène par l’Élysée dans un spectacle où le chef de l’État s’invente, non sans hypocrisie, sauveur soudain de la Palestine.
« Cette répression exprime pour le moins une énorme contradiction entre la reconnaissance de l’État de Palestine d’un côté et, de l’autre, l’impossibilité imposée aux mouvements de solidarité – qui…
Auteur: Hugo Boursier

