Nos dirigeants sont-ils devenus totalement irrationnels ? Sinon, comment expliquer qu’ils s’acharnent à faire l’inverse de tout ce que les scientifiques recommandent ? Pourquoi, alors que les rapports sur les catastrophes climatiques à venir s’empilent sur leurs bureaux depuis des décennies, font-ils tout pour ne pas nous protéger de ces cataclysmes ?
Si on leur fait crédit d’une certaine capacité de raisonnement, une autre hypothèse serait celle de l’aveuglement dogmatique. Ce que viennent souligner les canicules et incendies catastrophiques de l’été 2026, c’est l’échec patent du néolibéralisme que nos élites pratiquent assidûment.
Commençons par le constat. Les meilleurs climatologues du monde préviennent, via le Giec notamment, de la forte hausse des risques d’incendies, partout en Europe, liée au changement climatique. On sait que l’augmentation des canicules et sécheresses accroît fortement les risques de feux.
Une politique d’anti-adaptation
Pourtant, on ne cesse de planter et replanter des monocultures de résineux, plus rentables que de vraies forêts mais que l’on sait être ultra-inflammables.
Pourtant, l’Office national des forêts, chargé d’entretenir et protéger nos forêts, notamment contre les incendies, a perdu 40 % de ses effectifs entre 2000 et 2022, et le gouvernement ne cesse de menacer de nouvelles coupes dans les effectifs.
Pourtant, en 2024, le Premier ministre Gabriel Attal supprimait le budget qui aurait permis d’acheter deux Canadair supplémentaires.
Pourtant, sur les 16 nouveaux Canadair promis par Emmanuel Macron après les incendies dévastateurs de 2022, seuls 4 ont été commandés, et seront livrés avec beaucoup de retard.
Les Services départementaux d’incendie et de secours sont au bord de la rupture et les départements alertent en vain depuis des années sur le manque de moyens.
Le bilan est tout aussi accablant concernant les canicules. La France a…
Auteur: Vincent Lucchese

