La gauche française condamne l'invasion russe de l'Ukraine, mais reste partagée sur la réponse à apporter

Jeudi 24 février au petit matin, la Russie a lancé une invasion de l’Ukraine. Au fil de la journée, des frappes aériennes ont touché des cibles à travers le pays, dont Kiev, la capitale. Des forces militaires terrestres ont pénétré dans le nord, l’est et le sud du pays. « Cette guerre restera à jamais une page honteuse de l’histoire russe », a réagi l’ONG russe Mémorial dans un court texte. Officiellement dissoute sur décision du gouvernement russe fin décembre (voir notre entretien), l’organisation documentait, depuis les guerres de Tchétchénie, les violations des droits humains perpétrés dans les conflits auxquels participent les troupes russes.

Jean-Luc Mélenchon :« La Russie crée le danger immédiat d’un conflit généralisé qui menace toute l’Humanité »

En France, en pleine campagne présidentielle, les politiques de gauche ont réagi au fur et à mesure de la journée. « Je condamne la guerre de la Russie en Ukraine », a déclaré Jean-Luc Mélenchon. Dans un communiqué, le candidat de la France insoumise qualifie l’opération militaire russe d’« initiative de pure violence manifestant une volonté de puissance sans mesure. Une escalade insupportable est provoquée ». Le texte poursuit : « L’histoire du vieux continent bascule. La Russie y installe de nouveau la guerre comme moyen de règlement des conflits. (…) Elle crée le danger immédiat d’un conflit généralisé qui menace toute l’Humanité. Pour l’Union européenne le temps de la protection mutuelle est venu. » « L’agression russe contre l’Ukraine est insupportable. Vladimir Poutine porte la responsabilité de la guerre », a aussi écrit le député LFI Bastien Lachaud sur twitter. Le groupe de la France insoumise a demandé un débat sur le sujet à l’Assemblée nationale.

Le ton peut sembler à première vue différer d’avec les positions passées de Jean-Luc Mélenchon sur les questions internationales. Le programme de Mélenchon pour la présidentielle demande « le retrait immédiat de la France du commandement intégré de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) puis, par étapes, de l’organisation elle-même ». Le 21 février encore, quand Poutine venait de reconnaître l’indépendance des républiques séparatistes du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, le candidat de la France insoumise évoquait la situation en Ukraine et « sur toutes les frontières à l’est » comme « des rebondissements d’une de ces guerres sans fin qui, depuis Pierre le grand et…

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Auteur: Rédaction