Le 30 juin, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi relatif à l’« aide à mourir ». D’ici quelques semaines, si les député·es maintiennent leur choix, la loi sera définitivement adoptée lors d’un ultime vote. Ce jour-là, les député·es de gauche de l’Assemblée auront du sang sur les mains.
Nous le répétons depuis trois ans et nous le réaffirmons : ce projet de loi est dangereux dans une société capitaliste et validiste. À l’heure où la canicule fait des milliers de morts et où nos hôpitaux sont incapables de prendre en charge les patientes et patients victimes de ces vagues de chaleur, qui reviendront désormais chaque année, le député macroniste Jean-François Rousset a lâché en pleine discussion du texte : « Il y a des gens qui sont en train de mourir dans une chaleur torride, il faut les aider, avançons ! » Tout est dit. Face aux morts de la canicule, la réponse de la majorité n’est ni la climatisation des EHPAD ni des moyens pour l’hôpital : c’est d’accélérer le vote de l’euthanasie.
Les capitalistes ont bien compris l’opportunité qu’ouvre une telle loi qui permettra de faire mourir les personnes improductives et celles qui « coûtent » à la société. Pourquoi l’ADMD, lobby pro-euthanasie, est-elle soutenue par la mutuelle MGEN ? Pourquoi la Mutualité française soutient-elle activement ce projet de loi ? Pourquoi l’« aide à mourir » est-elle le projet phare du second mandat d’Emmanuel Macron ? Parce que la mort administrée coûtera toujours moins cher que des lits, des soignants et des aides humaines. Ce projet de loi est une instrumentalisation capitaliste de la fin de vie par un gouvernement cynique. Il apporte des « solutions » dangereuses pour notre classe, renforce le validisme sans remettre en question la démolition de l’hôpital public, et entre en contradiction frontale avec les politiques de prévention du suicide.
Mais ce texte n’aurait…
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