Les actions criminelles de l’armée coloniale sioniste contre le peuple palestinien, en particulier contre l’enclave côtière de Gaza, ont conduit à l’émergence du terme « gazification » pour désigner ce type d’opérations de siège moderne où se combinent des tactiques de siège conventionnel avec des pratiques génocidaires et de contrôle total sur la vie d’une population déterminée. Les conséquences humaines catastrophiques de ces actions n’importent pas pourvu que l’objectif final soit atteint. Dans le cas d’« Israël », cet objectif est la colonisation du territoire et l’expulsion de ses habitants natifs.
Les enseignements du macabre système de siège israélien ont été incorporés comme technologies de contrôle politique et de changement de régime par l’appareil impérial nord-américain. Et en ce moment, ils sont répliqués, sous les yeux de toute la communauté internationale, contre Cuba. La gazification de Cuba poursuit plusieurs objectifs pour la politique américaine : changer un gouvernement qui ne s’est pas historiquement aligné sur l’agenda impérial nord-américain en Amérique latine ; rendre le contrôle politique de l’île aux capitaux basés dans le sud de la Floride, financiers du puissant lobby anticubain dans la politique du pays ; et satisfaire les intérêts politiques de l’actuel secrétaire d’État en vue de 2028 tout en alimentant les ambitions revanchardes des héritiers de la classe vaincue à Cuba en 1959.
Il pourrait sembler exagéré d’affirmer que les États-Unis sont en train de gazifier Cuba, mais il suffit de regarder d’un peu plus près pour percevoir comment se répliquent de macabres similitudes.
En vertu des Ordres exécutifs du 29 janvier et du 1er mai 2026, le président des États-Unis a donné au secrétaire d’État le pouvoir discrétionnaire d’appliquer toutes les sanctions qu’il jugera appropriées contre des entreprises cubaines ou de pays tiers…
Auteur:

