A Paris, jeudi a marqué la plus grande mobilisation depuis le début de ce mouvement social. Les manifestants étaient tellement nombreux que la fin du cortège a dû partir avec 3 heures de retard car le Boulevard Voltaire ne pouvait pas absorber toute la foule.
Avec des mobilisations dans tous les lycéens de France, des quartiers populaires les plus défavorisés à ceux plus épargnés, de la capitale à tout le reste du territoire, la Gen Z a d’emblée frappé fort. Elle montre la solidarité qu’il peut y avoir entre villes et ruralités : une même cause avec les mêmes objectifs.
Et les lycéens ont été rejoints par les parents, les enseignants, les pompiers, les fonctionnaires, les syndicalistes, les ouvriers, des agriculteurs, par toutes celles et ceux qui veulent reprendre le pouvoir sur leur vie face à l’inflation galopante (3,4% sur un an) et aux inégalités dystopiques. Un véritable front social s’est constitué.
Elle est belle comme un arc-en-ciel, la convergence des luttes de la Gen Z. Bigarrée et bariolée, avec des costumes hauts en couleur, de la musique partout, de l’humour et de la créativité face aux violences policières, et de la résistance face aux dérives autoritaires. A Nantes, des Gilets jaunes Gen Z sont venus avec leurs boucliers pour protéger les manifestants.
Si la détermination de la Gen Z a obligé le gouvernement à sortir de son mépris, les mesures obtenues ne sont pas suffisantes : 400 millions d’euros pour l’éducation, une paille face aux 10 milliards réclamés par les syndicats lycéens.
La Gen Z fait également barrage à l’idéologie meurtrière d’extrême droite, là où la digue républicaine a sauté depuis bien longtemps à force d’opportunisme politique racoleur. Elle refuse de donner des conférences de presse en présence de CNEWS, chasse les racistes des manifestations, et incarne avec panache l’égalité si chère à la devise française.
La Gen Z s’exprime bien,…
Auteur: Laurie Debove
