La gestation pour autrui se développe en Chine, bien qu’elle y soit officiellement illégale. L’anthropologue Renyou Hou décrypte comment la GPA pourrait faire évoluer les rapports de parenté tout en s’inscrivant dans des pratiques traditionnelles.
Dans quel contexte la gestation pour autrui (GPA), qui permet à une femme de porter l’enfant d’une autre personne ou d’un couple dit « parents d’intention », est-elle pratiquée en Chine ?
Renyou Hou On constate que la pratique de la GPA en Chine se développe progressivement, tant dans des parcours domestiques, à l’intérieur du pays, que transnationaux. Bien sûr, nous n’avons pas accès au nombre officiel d’enfants nés par GPA en Chine. Mais, à titre indicatif et d’après mes informateurs sur le terrain, on compterait plus de 400 agences proposant ce service dans le pays, dont au moins la moitié seraient situées à Guangzhou (Canton).
La GPA reste toutefois interdite, tout comme la marchandisation des gamètes. L’insémination artificielle et la fécondation in vitro (FIV) ont, quant à elles, été autorisées le 1er août 2001, mais uniquement dans le cadre du mariage hétérosexuel. Face aux demandes croissantes de la population homosexuelle et des couples hétérosexuels infertiles, notamment ceux dont l’enfant unique est décédé (plus d’un million de personnes) ou ceux pour qui la FIV n’est…
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