Le blanchiment du corail
Les coraux font partie des écosystèmes frappés les plus durement par la crise climatique. Selon l’UNESCO, les récifs coralliens du monde entier (de la Grande barrière de corail située en Australie jusqu’aux Seychelles au large de l’Afrique de l’Est) sont tous menacés de mourir d’ici 2050, si les émissions de gaz à effet de serre ne diminuent pas assez pour ralentir le réchauffement des océans.
Or, les coraux sont cruciaux pour le développement de la biodiversité maritime et le bon fonctionnement des océans. L’enjeu est tel qu’une coalition de 45 pays, « Coral Reef Breakthrough », s’est engagée le 3 octobre 2023 à lever 12 milliards de dollars (11,3 milliards d’euros) d’ici à 2030 pour la conservation et la restauration des récifs coralliens menacés dans le monde entier par le changement climatique.
Alors que la fréquence et l’intensité des canicules marines s’accélèrent, un nouvel épisode de blanchissement frappe la Grande Barrière de Corail en Australie en ce mois de mars 2024.
« Le problème avec l’épisode actuel, c’est son étendue. Il semble toucher l’ensemble de la Grande Barrière, y compris la partie sud qui a moins souvent été affectée et où les récifs, en relativement bonne condition, abritent une forte proportion d’espèces endémiques », explique Andrew Baird, chercheur en écologie marine à l’université James Cook, pour LeMonde, qui redoute que ce nouveau blanchissement se révèle « d’une ampleur sans précédent ».
Or, le plus grand récif corallien du monde, d’une longueur de 2 300 kilomètres sur la côte nord-est de l’Australie soit la taille environ de l’Italie, abrite quelque 1 500 espèces de poissons et 4 000 types de mollusques. Sa mort aurait des répercussions en chaîne catastrophiques.
Le blanchissement, ce phénomène de dépérissement, est provoqué par la hausse de la température de l’eau qui entraîne…
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Auteur: La Relève et La Peste

