En grève de la faim depuis le 31 août, Thomas Brail, s’oppose au projet d’autoroute A69 entre Castres et Toulouse qui condamne 400 hectares de terres agricoles, de zones humides et de forêts. Avec d’autres grimpeurs surnommés « les écureuils », ils occupent un arbre en face du ministère de la Transition écologique, boulevard Saint-Germain à Paris, et demandent la suspension des travaux le temps que les trois recours sur le fond déposés en justice soient étudiés.
« On attend que la justice fasse son travail avant que les arbres ne tombent. Si une machine vient abattre les arbres, j’entre en grève de la faim, avait prévenu Thomas Brail, également fondateur du Groupe national de surveillance des arbres. Si les arbres sont quand même abattus, je continuerai ma grève de la faim pour protéger les terres agricoles ici qui sont nourricières pour nos enfants. »
Malgré cet appel, les travaux se sont accélérés, avec l’avancée des pelleteuses et des bétonnières. La mise en service de l’A69 est ainsi annoncée au second semestre 2025.
Une grève de la faim est un moyen de protestation non violent popularisé entre autres par Gandhi. La lutte du Larzac contre l’extension d’un camp militaire qui a duré une décennie (de 1971 à 1981) et s’est soldée par l’abandon du projet sur décision de François Mitterrand, a notamment été marquée par la grève de la faim de Lanza del Vasto.
Sur le dossier des OGM, la clause de sauvegarde sur le maïs transgénique Mon810 a été activée par le gouvernement français le 11 janvier 2008, alors que José Bové entamait son 8e jour de grève de la faim. Une loi adoptée en 2014 interdit finalement la culture des variétés de maïs génétiquement modifié, seul OGM alors autorisé par l’Union européenne.
Dans le domaine des grands projets, les opposantes à l’aéroport de Notre-Dame des Landes obtiennent en 2012,…
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Auteur: Sophie Chapelle

