DepuisDepuis des mois, on répète au monde entier que Gaza est entrée dans une période d’accalmie. Les responsables politiques évoquent des cessez-le-feu. Les chaînes de télévision ont réduit leur couverture. L’attention internationale s’est portée ailleurs. Pour des millions de personnes qui observent la situation depuis l’étranger, la guerre devient peu à peu du passé.
Mais Gaza n’a jamais reçu ce message. La guerre n’a pas pris fin. Elle a tout simplement cessé de faire la une des journaux.
À toute heure, une nouvelle explosion résonne dans des quartiers déjà plusieurs fois détruits. Chaque nuit, des familles s’endorment sous des tentes, ne sachant pas si elles se réveilleront sous le même morceau de tissu ou sous un nuage de poussière et de béton. Chaque matin commence par la même question terrifiante : qui a survécu à la nuit ?
Un panache de fumée s’élève lors d’une frappe israélienne sur une zone industrielle de la ville de Gaza, le 12 juillet 2026. © Photo Omar Al-Qattaa / AFP
La catastrophe humanitaire continue, malgré le langage diplomatique. Selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha), des centaines de milliers de Palestinien·nes sont toujours déplacé·es, tandis que l’accès à la nourriture, à l’eau potable, à la santé et à un abri reste extrêmement insuffisant. L’Unicef continue d’alerter sur les enfants de Gaza, confrontés à des niveaux catastrophiques de faim, de traumatismes et de maladies.
Les chiffres racontent leur propre histoire. Selon le ministère de la santé palestinien à Gaza, quatre Palestinien·nes ont été tué·es et vingt-huit autres blessé·es en vingt-quatre heures le 16 juillet. Depuis le cessez-le-feu annoncé le 11 octobre 2025, au moins 1 202 Palestinien·nes ont été tué·es, 3 888 ont été blessé·es, et quelque 800 corps ont été retrouvés sous les décombres. Ces chiffres couvrent la seule…
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