Selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), l’insécurité et l’instabilité accrues autour des principales routes du Golfe, notamment le détroit d’Ormuz, ont perturbé le trafic maritime. La hausse des coûts du carburant, des denrées alimentaires et du fret à l’échelle mondiale fait ainsi grimper les prix et retarde la livraison de l’aide.
« Si l’instabilité au Moyen-Orient persiste, la hausse des coûts, les retards et les capacités de transport limitées risquent de restreindre encore davantage les opérations humanitaires », a déclaré lors d’un point de presse régulier de l’ONU à Genève, Carlotta Wolf, porte-parole du HCR.
Les tarifs de fret en provenance des principaux pays d’approvisionnement ont augmenté de près de 18 % depuis le début des hostilités, tandis que la capacité des prestataires de transport internationaux est passée de 97 % à 77 % depuis le début de l’année 2026.
Des réfugiés du Darfour, au Soudan, se rassemblent dans un camp informel après avoir franchi la frontière tchadienne.
Aide plus coûteuse
Dans certains cas, les coûts ont doublé, comme pour le transport depuis les entrepôts du HCR à Dubaï (Émirats arabes unis) vers le Soudan et le Tchad. Ils sont passés d’environ 927.000 dollars à 1,87 million de dollars.
Dans ces conditions, la situation est particulièrement préoccupante en Afrique, où les expéditions en provenance du Kenya vers des pays comme l’Éthiopie, la République démocratique du Congo ou le Soudan du Sud subissent des retards en raison de la pénurie de camions.
Au Soudan, où le conflit en est à sa quatrième année, le coût de l’acheminement de l’aide a doublé ces derniers mois, tandis que le contournement du cap de Bonne-Espérance allonge les délais de livraison de 25 jours.
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Auteur: Nations Unies FR

