Dix mois après le 7 octobre, où en est la guerre totale déclenchée par Israël contre Gaza ? La dévastation du territoire est à peu près totale, l’ensemble des infrastructures indispensables à la survie de la population (hôpitaux, écoles, fourniture en eau…), ayant été détruites.
La famine et les épidémies risquent de faire davantage de victimes que les bombardements, qui se poursuivent sans relâche, alourdissant un bilan qui s’approche des 40 000 morts, un chiffre qui ne tient pas compte de ceux enfouis sous les décombres. Selon une correspondance publiée dans la prestigieuse revue médicale The Lancet, le bilan total, qui tiendrait compte des pertes humaines dues aux maladies et à la malnutrition pourrait s’élever à 186 000 morts (soit 8% de la population du territoire), ou même davantage.
La mécanique génocidaire semble désormais bien installée, malgré les condamnations des Cours internationales et d’une partie croissante des gouvernements et de l’opinion publique mondiale. Pourtant, force est de constater qu’Israël s’avère incapable d’atteindre les objectifs qu’il s’était fixé en lançant cette opération : libérer les otages, éliminer le Hamas de Gaza et déplacer massivement la population gazaouie hors de ce territoire. Comment expliquer cet échec et son autre versant, la résilience de la population et de la résistance palestiniennes ?
Nous en avons discuté avec Leila Seurat, politiste et chercheure au Centre arabe de recherches et d’études politiques (CAREP) de Paris. Elle est l’autrice de l’ouvrage Le Hamas et le monde (CNRS Éditions, 2015), traduit en anglais, dans une édition actualisée (I.B Tauris, SOAS Palestine Studies, 2022). Elle a également codirigé, avec Jihane Sfeir, le volume Ecrits politiques arabes : une anthologie du Machrek au Maghreb au XXe siècle (CNRS Éditions, 2022).
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L’échec israélien
Au-delà du coût humain terrifiant et…
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Auteur: redaction

