On n’a guère cherché à justifier, au regard du droit international, l’attaque contre l’Iran et l’assassinat de son dirigeant. La réaction du gouvernement britannique, qui se limite presque exclusivement à condamner l’Iran pour avoir exercé son droit légitime de légitime défense, ne fait que confirmer l’imposture de Keir Starmer.
La Royal Air Force est activement impliquée dans le génocide à Gaza depuis deux ans, en assurant la surveillance et le soutien logistique de l’armée israélienne. Elle combat à présent à nouveau pour Israël ; intercepter des missiles iraniens n’est pas une action défensive ; c’est participer à l’attaque contre un adversaire déjà largement inférieur en nombre.
Je crains que la tentative iranienne de se défendre militairement n’ait moins d’impact que ne l’espèrent nombre d’anti-impérialistes. Les sommes astronomiques dépensées par le gouvernement américain en technologies militaires et de surveillance ont bel et bien des conséquences concrètes.
Ici, au Venezuela, après avoir constaté l’ampleur des frappes américaines du 3 janvier, j’en conclus qu’aucune trahison n’était nécessaire. Il a suffi d’une force écrasante et d’une technologie de précision appliquées à un adversaire technologiquement inférieur, dont les capacités clés étaient concentrées sur des sommets dégagés ou dans des casernes rudimentaires.
L’Iran est militairement bien plus sophistiqué, mais fait face à une force exponentiellement supérieure. L’ayatollah Ali Khamenei a été tué chez lui, et non caché. Il s’avérera bien plus puissant en tant que martyr qu’en tant que dirigeant confronté à ses détracteurs internes.
Nous sommes confrontés non seulement à une période d’impérialisme décomplexé auquel la quasi-totalité des pays occidentaux sont prêts à se soumettre, mais aussi à un retour au Moyen Âge, tant dans la barbarie et l’ampleur des violences physiques,…
Auteur: Craig MURRAY

