Le vice-président de la Guinée équatoriale Teodoro Nguema Obiang Mangue a accusé lundi 19 octobre la France de déstabilisation et de « tentatives visant à saper la paix » dans son pays, dans une publication sur X.
Cette déclaration intervient après la nomination samedi au prix franco-allemand des droits de l’homme de l’activiste exilé en Espagne Alfredo Okenve, que le pouvoir de Guinée équatoriale considère comme un « traître » de la nation.
« La France récompense les instigateurs de haine, les incitant à perturber la paix et à agir contre leurs propres cultures et leurs frères », a commenté le vice-président Nguema Obiang dans une rare offensive diplomatique, considérant la France responsable de « toutes les tentatives visant à saper la paix en Guinée équatoriale ».
Le texte fait mention de la « tentative de coup d’État de décembre 2017 » menée selon le vice-président équato-guinéen par des agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) française.
« Harcèlement systématique »
La France « s’approprie également nos biens et nos actifs par l’intermédiaire d’organisations comme Transparency », poursuit-il dans sa publication X.
« Nous rejetons catégoriquement la politique de harcèlement systématique menée par la République française pour déstabiliser notre pays, comme elle l’a fait avec d’autres pays africains comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso, entre autres. L’Afrique en a assez de ces manœuvres », a-t-il fustigé.
Ce dernier a été condamné par la justice française en 2021 à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende pour blanchiment, abus de bien sociaux, détournement de fonds publics et de corruption.
La France et la Guinée équatoriale se disputent dans le cadre de cette affaire de biens mal acquis un immeuble d’une valeur estimée à 100 millions d’euros situé…
Auteur: La Croix (avec AFP)
