Marlène Engelhorn, née à Vienne et héritière du géant de la chimie BASF, est depuis plusieurs années engagée en faveur d’un impôt sur la fortune.
Elle explique pour le quotidien autrichien Der Standard que « l’État ne fait presque rien pour remédier » aux inégalités de richesses. Et ce alors qu’en Autriche « les 1 % les plus riches de la population possèdent près de 50 % des richesses ».
Elle estime par ailleurs que ce n’est pas aux riches de choisir à qui distribuer leur fortune. En 2021, elle a participé à la création du groupe Tax Me Now, composé de millionnaires autrichiens. Elle avait demandé qu’on la taxe à hauteur de 90 % sur un patrimoine pour lequel elle assurait « n’avoir jamais travaillé et n’avoir jamais payé un kopeck au Trésor public » autrichien.
Elle a donc constitué un « Conseil pour la redistribution », inspiré du Conseil pour le climat mis en place pour lutter contre le réchauffement climatique en Autriche.
Pour cela, 10 000 citoyens seront tirés au sort, puis 50 personnes représentatives de la société autrichienne seront retenues pour participer à l’expérience. Elles seront alors chargées de décider comment seront utilisés ces 25 millions d’euros.
Du 15 au 29 janvier, à l’occasion du Forum économique mondial tenu à Davos, en Suisse, plus de 260 milliardaires de 17 pays différents ont signé Proud To Pay More, tribune appelant à la mise en place d’un impôt sur la fortune. Le mouvement s’inscrit dans le groupe des Millionnaires patriotes anglo-saxons.
Ils se sont adressés dans une lettre aux décideurs politiques. Ils admettent : « Nous sommes les personnes qui bénéficient le plus de la situation actuelle. Mais les inégalités ont atteint un point critique, et leur coût pour notre stabilité économique, sociétale et écologique est…
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Auteur: Maïté Debove

