La jeunesse des banlieues dans l’œil de la caméra

« Mes amis, retenez ceci : il n’y a ni mauvaise herbe ni mauvais hommes, il n’y a que de mauvais cultivateurs. » Ladj Ly nous avait laissés en apnée sur une fin abrupte et ouverte polarisant toute la tension à l’œuvre dans un film fougueux où la jeunesse défiait les usages abusifs d’une police faillible, empêtrée dans ses contradictions, échouant au dialogue et jetant de l’huile sur le feu. Et sur cette citation de Victor Hugo empruntée à son roman Les Misérables. Nous étions en 2019 et le film éponyme faisait un carton sur la Croisette, où il était programmé en sélection officielle.

La banlieue, sa jeunesse éruptive, irréductible et diversifiée, sa vitalité forcenée, topographiquement et sociologiquement à la marge, se retrouvait au centre et sous les projecteurs rutilants d’un festival international. Les Misérables en repartira avec le prix du jury avant de rafler quatre Césars l’année suivante, dont celui du meilleur film. Et de déferler dans les salles avec la réception qu’on lui connaît. Un jackpot au box-office (il dépasse les 2 millions d’entrées), une critique très favorable et la reconnaissance du milieu : l’œuvre réconciliait les goûts, les couleurs, les amateurs de cinéma tapageur et les cinéphiles

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Marie Plantin

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com