La vie de Chelsea Foster a basculé un banal soir de printemps. Le 4 mai 2024 à minuit, la jeune femme alors âgée de 30 ans sort ses poubelles devant son domicile à Atlanta (Géorgie). Faute d’éclairage suffisant, elle dérape, chute et se fracture la jambe. Après plusieurs heures d’appel à l’aide, une ambulance débarque sur les lieux.
Chelsea est opérée en urgence pendant une heure. Les factures suivent : 145 000 dollars notifiés à son assurance santé privée. 126 000 pour l’opération ; 14 000 pour le premier transport en ambulance ; 28 000 pour un second – « pour seulement quelques kilomètres », soupire Chelsea. Le reste à charge pour la jeune femme s’élève à 16 500 dollars. Une somme impossible à payer pour cette entrepreneuse indépendante, spécialisée dans la vente de vêtements et d’objets vintage. Elle décide de gérer sa rééducation seule, chez elle, pendant des mois, pour éviter les frais supplémentaires.
La principale raison pour laquelle je n’ai payé aucune facture est tout simplement que j’en suis incapable.
C. Foster
Mais les courriers de relance s’accumulent. « J’aimerais faire disparaître ce problème. J’aimerais ne plus être harcelée. Mais la principale raison pour laquelle je n’ai payé aucune facture est tout simplement que j’en suis incapable, confie la jeune femme. En revanche, je continue à payer ma cotisation d’assurance maladie tous les mois. » Du fait de ses maigres revenus, à peine au-dessus du seuil de pauvreté, Chelsea bénéficie de l’Affordable Care Act (ACA), cette loi surnommée « Obamacare », promulguée en 2010.
L’assurance de Chelsea, Cigna, aurait dû lui coûter 467 dollars par mois. Grâce à l’Obamacare, le gouvernement fédéral y contribue à hauteur de 450 dollars, auquels Chelsea ajoute 17 dollars. Des millions d’États-Uniens ont pu accéder à une couverture santé…
Auteur: Maïa Courtois

